Les différentes espèces
Les poissons sont des animaux vertébrés aquatiques à branchies, pourvus de nageoires et dont le corps est le plus souvent couvert d’écailles.
Terre de tradition, d’histoire et de caractère, le Nord regorge de beaux sites de pêche adaptés à tous les pêcheurs, que vous soyez novice ou carrément mordu, jeune ou moins jeune ! Le Nord se distingue de ses voisins par ses nombreux terrains de jeux, propices à la découverte de différentes espèces emblématiques : truites, carnassiers (brochets, sandres, silures, black-bass…) mais aussi carpes, barbeaux, goujons et autres poissons blancs.
1. Les poissons
Il existe 3 catégories de poissons :
- Les poissons blancs
- Les carnassiers
- Les salmonidés.
Il existera une fiche téléchargeable pour chaque poisson (pas encore créées).
1.1 Les poissons Blancs
L’ABLETTE

Famille : Cyprinidés
Aspect : Corps fin, comprimé latéralement, couvert d’écailles peu adhérentes. La bouche est nettement dirigée vers le haut.
Couleur : argentée et brillante. Le dos est gris-bleu, les nageoires sont grisées.
Taille : de 10 à 15 cm en général mais on peut rencontrer énormément de sortes d’ablettes ; la morphologie du poisson est très variable, on peut ainsi observer des spécimens dont la taille varie de 12 à 25cm, pour un poids qui se situe aux alentours de 20 à 50 grs (toutefois des individus allant jusqu’à 200 grs ont déjà été capturés !).
Nourriture : Dans les étangs, les canaux, les lacs et les rivières on la voit jouer dans les calmes, les remous, en bordure des courant à la recherche de petits insectes et des larves.
Reproduction : Entre le mois d’Avril et Juin, c’est la période de fraie. Le mâle présente des tubercules nuptiaux sur le dos et les flancs, et les nageoires sont orangées. La ponte s’effectue près des rives au calme. Les œufs (1000 à 2000 par femelle) adhèrent aux plantes et incubent pendant 2 à 3 semaines.
Caractéristiques : Le plus souvent on rencontre l’ablette nageant en véritables bancs jusqu’à 100 poissons. Ce poisson blanc vit dans les eaux claires et stagnantes (il n’est pas rare d’en voir pourtant en canal). Elle n’aime pas les mares trop boueuses et les torrents trop rapides et trop froid.
Par beau temps, elle se tient très près de la surface; dès que le temps se rafraichit, elle descend entre deux eaux et avec les eaux froides d’hiver elle se tient postée près du fond.
Pêche : L’amorce sera liquide, blanche et mouillée avec du lait pour provoquer un nuage, lequel séduira immanquablement dame ablette.
LE BARBEAU

Famille : Cyprinidés
Aspect : Corps de forme cylindrique, allongé. La bouche, placée sous la tête, est bordée de lèvres charnues garnies de quatre barbillons. Les écailles sont de taille moyenne (55 à 65 le long de la ligne latérale).
Couleur : Le dos légèrement bombé est brun-vert, les flancs sont dorés, le ventre blanc
Taille : de 30 à 50 cm (500 g à 3 kg), certains sujets jusqu’à 100 cm et 12 kg.
Nourriture : Il est omnivore et se nourrit en fouillant le fond. Il consomme vers, larves, insectes, mollusques et débris végétaux.
Reproduction : La fraie se déroule en mai-juin et juillet dans les eaux peu profondes et riches en herbiers. Les œufs, 3000 à 5000 par femelle incubent pendant 10 à 15 jours.
Caractéristiques : Le barbeau fluviatile fréquente les cours d’eau clairs et oxygénés à fond sablo-graveleux. Il vit en bancs au fond de l’eau dans les zones de fort courant. Il préfère les fonds caillouteux ou rocheux.
Pêche : Se pêche au coup à ligne flottante et à la plombée. Bonne combativité.
LA BOUVIERE

Famille : Cyprinidés
Aspect : Corps aplati latéralement recouvert de grandes écailles. La ligne latérale est très brève (sur 5 ou 6 écailles). Les écailles sont grandes.
Couleur : dos gris-vert, les flancs argentés avec une bande bleue de la caudale au milieu du flanc, le ventre blanc-rose.
Taille : petite espèce, de 5 à 8 cm jusqu’à 12 cm.
Nourriture : Elle se nourrit essentiellement des animalcules de petite taille vivant à proximité du fond.
Reproduction : Ce sont les particularités liées à son mode de reproduction qui confèrent à la bouvière tout son intérêt : en avril-juin, la femelle développe un tube de ponte lui permettant de déposer une quinzaine d’oeufs à l’intérieur de la coquille d’une moule (anodonte). Les alevins demeurent ainsi à l’abri. L’incubation dure 2 à 3 semaines puis les alevins abandonnent la moule qui les abritait.
Caractéristiques : la bouvière est plus fréquente qu’on ne le croît, les repeuplements ayant facilité sa dispersion. La bouvière vit en bandes dans les eaux lentes ou stagnantes, à fond de vase, où les moules (anodontes) sont abondantes.
Cette espèce est susceptible de bénéficier de mesures de protection prise dans le cadre d’un arrêté de biotope (arrêté du 8/12/88).
Pêche : La bouvière se prend parfois en pêchant les gardons, les ablettes ou les poissons de friture dans les eaux calmes et les canaux. Elle mord surtout à l’esche carnée de très petite taille.
LA BREME

Famille : Cyprinidés
Aspect : corps très aplati latéralement, précédé d’une petite tête et recouvert d’un épais mucus. La bouche est petite, dépourvue de barbillons, peut s’étirer en forme de tube (protractile). L’œil est relativement petit par rapport à la longueur du museau (caractère distinctif de la brème bordelière). La nageoire anale est très longue.
Couleur : La coloration du corps est homogène, le dos est vert bronze et les flancs clairs, les nageoires sont grises. À noter : les plus gros sujets ayant des reflets jaunes dorés, on les appelle “brèmes carpées”.
Taille : Taille : 30/40 cm, elle peut atteindre 70 cm. Poids : 0,5 à 2 kgs jusqu’à 6 kgs
Nourriture : Elle prélève sa nourriture (vers, larves, crustacés, végétaux) sur ou dans le sédiment du fond qu’elle fouille sur quelques centimètres.
Reproduction : Sa reproduction est printanière lorsque la température de l’eau est voisine de 18°C. La fécondité est moyenne (de 30000 à 40000 ovules par kilo de femelle). La ponte a lieu dans les herbiers mais les oeufs peuvent être déposés sur des supports minéraux (galets et graviers). Le régime alimentaire est zooplanctonophage chez les alevins puis benthophage chez les adultes.
Caractéristiques : La brème est un poisson grégaire vivant dans les eaux calmes des cours d’eau et des étangs de plaine.
Pêche : Elle se pêche au coup (ligne légère) en mordant à de nombreuses esches végétales et animales. La brème se pêche à proximité des herbiers, sur des coups copieusement amorcés :
ajoutez à l’amorce du pain essoré, des asticots morts et du brasem à l’odeur sucrée
pour l’attirer à coup sûr. Elle craint le bruit, l’agitation et est souvent longue à engamer. Défense peu violente.
LA CARPE

Famille : Cyprinidés
Aspect : Corps plus ou moins allongé, épais, couvert de grandes écailles. La bouche porte quatre barbillons et peut s’allonger en un tube qui lui permet d’aspirer les aliments. Le premier rayon de la dorsale et celui de l’anale, durs et dentés, ressemblent à de véritables scies auxquelles le fil du pêcheur ne résistera pas. Les carpes dites “miroirs” ont une écaillure incomplète, les carpes “cuir” en sont dépourvues.
Couleur : La carpe est généralement brune sur le dos, dorée sur les flancs et jaune sur l’abdomen.
Taille : De 25 à 100 cm. Poids 27kgs pour 1m.
Nourriture : La carpe avale vers, larves et plantes, qu’elle recherche sur le fond et dans le sédiment jusqu’à une profondeur de 20 cm.
Reproduction : La reproduction a lieu de juin à juillet, lorsque la température atteint 20°C, dans la végétation des eaux peu profondes. Le mâle présente alors des tubercules nuptiaux. Les œufs (l00000/kg de femelle) incubent pendant 3 à 8 jours.
Caractéristiques : La Carpe vit dans les eaux lentes ou stagnantes à fond sablo-vaseux et riche en végétation. Elle est présente partout en France, hors zones de montagne, les carpes vivent en bancs même si les plus gros sujets demeurent isolés.
Pêche : La carpe se pêche aujourd’hui essentiellement à l’anglaise et si les anciens consommaient leurs prises, on préfère désormais remettre délicatement le poisson à l’eau après la pesée (et la photo !). C’est l’un des poissons d’eau douce les plus puissants au bout d’une canne. Poisson très méfiant. C’est devenu de plus en plus l’affaire de spécialistes (les carpistes). Sa pêche nécessite une longue expérience et des principes rigoureux. Les débutants sont souvent déçus.
LE CARASSIN

Famille : Cyprinidés
Aspect : Cousin proche du poisson rouge, le carassin ressemble à une petite carpe. Il s’en distingue par sa bouche dépourvue de barbillon* et dirigée vers le haut. Le corps est haut et comprimé latéralement. La nageoire caudale est convexe, son premier rayon est mince et serratulé. Les écailles sont grandes.
Couleur : Le dos est brun-vert à reflets cuivrés, les flancs et le ventre brun-jaune.
Taille : Taille de 20 à 50 cm.
Nourriture : Il consomme des végétaux tendres mais aussi des proies animales (plancton, larves, vers…).
Reproduction : La reproduction se situe en mai-juin dans les eaux peu profondes à végétation dense. Les oeufs (130 000 à 250 000 par femelle) adhérent aux plantes. L’incubation dure de 4 à 8 jours.
Caractéristiques : Le carassin vit dans les rivières lentes, les étangs peu profonds, et riches en végétation. Le carassin s’enfouie dans la vase lorsque le plan d’eau s’assèche ou pour passer l’hiver. Il peut résister à des conditions difficiles.
Pêche : Intéressante pêche au coup dans les pièces d’eau où il est présent. Très combatif. Esches : vers de vase, asticots, boulettes de mie de pain.
LE CHEVESNE

Famille : Cyprinidés
Aspect : corps fuselé, de section presque ronde. Le front est large et plat se termine par museau rond que surmonte une bouche largement fendue dépourvue de barbillon. La bouche est large, les écailles sont grandes.
Couleur : dos brunâtre (allant s’éclaircissant sur les flancs, à reflets métalliques) et ventre blanc. Le liseré sombre qui marque les bords libres de la dorsale et de la caudale vous permettra de reconnaître le chevesne à coup sûr.
Taille : les plus gros sujets atteignent 70 cm pour un poids de 5 kg mais les poissons les plus communs dépassent à peine le kilo.
Nourriture : Animaux, végétaux, larves, fruits, insectes – criquets, sauterelles, pucerons qui tombent à l’eau – ou encore alevins : tout lui semble bon et son surnom de “lèche-à-tout” lui convient à merveille.
Reproduction : La période de reproduction s’étend d’avril à juin, elle a lieu parmi les pierres et la végétation des eaux lentes. Le mâle arbore alors des tubercules nuptiaux. Les oeufs (de 50 000 à 200 000 par femelle) incubent 6 à 8 jours accrochés aux pierres et aux plantes.
Caractéristiques : Vivant en bancs partout en France, le chevesne ou chevaine fréquente les eaux courantes de la partie moyenne des rivières, il est plus rare dans les lacs. La maturité est atteinte à l’âge de 3 ans chez les mâles et de 4 ans chez les femelles. Les vieux individus sont solitaires.
Pêche : Il se pêche au coup, à la mouche artificielle, au lancer. Sa défense est brève mais violente. Quoique très méfiant il semble vouloir mordre à tout ce qui est comestible. On le capturera l’été aux fruits (mûre, cerise, sureau, etc.), à la cuiller et aux insectes naturels ou artificiels.
L’EPINOCHE

Famille : Gastérostéidés
Aspect : Le corps est allongé, le museau pointu. Le corps ne possède pas d’écailles mais il est protégé par une rangée de plaques osseuses le long de la ligne latérale. Certaines nageoires sont réduites à des épines. Les épines redressées lui servent à échapper à certains prédateurs mais elle doit les rabattre pour nager, ce qui entraîne une drôle de danse avec les prédateurs.
Couleur : Le dos est gris-bleu, les flancs gris-métallique, le ventre blanc et les nageoires diaphanes. En parade nuptiale le mâle se pare de couleurs très vives, le dos vert-bleu, la gorge et la poitrine rouges, les nageoires dorsale et anale foncées.
Taille : De 4 à 8 cm (10 à 12 cm pour les formes marines)
Nourriture : Il consomme des vers, des petits crustacés, des insectes, des œufs de poissons et accessoirement des végétaux ou des algues filamenteuses. L’épinoche est hétérocannibale c’est-à- dire qu’il mange des individus juvéniles de son espèce (c’est un facteur de régulation des populations).
Reproduction : La reproduction a lieu de mars à juin, les formes anadromes remontent alors les cours d’eau pour frayer en eau douce. Le mâle construit un nid sur le fond à l’aide de fibres végétales qu’il lie entres elles avec un produit secrété par ces reins. Ensuite, il attire successivement plusieurs femelles dans le nid, il les incite à pondre puis il les chasse. Les œufs (100 à 400 par femelle) sont veillés par le mâle. L’incubation dure 4 à10 jours.
Caractéristiques : Impossible de passer sous silence ce petit poisson que le pêcheur maudit mais qui est souvent la première prise des enfants. L’épinoche est parfois la seule habitante de certains fossés et petites mares. On la rencontre dans toutes les eaux douces et marines.
Pêche : Prise occasionnelle avec des lignes montées avec de très petits hameçons.
LE GARDON

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le corps est aplati latéralement, le dos plus ou moins haut, la bouche étroite. Il est couvert de grandes écailles et a une nageoire dorsale située à l’aplomb des pelviennes.
Couleur : flancs gris argentés, dos vert-bleu et ventre blanc. Les nageoires pelviennes et anales sont jaune orangé et l’iris de l’œil est rouge.
Taille : de 15 à 30 cm jusqu’à 45 cm. Poids : 200 grs jusqu’à 2,4 kgs.
Nourriture : Il se nourrit essentiellement d’algues et de végétaux tendres.
Reproduction : En période de reproduction (Avril-juin), les mâles se parent de tubercules nuptiaux. Les ovules (50 000 à 100 000 par femelle) sont pondus dans la végétation des eaux peu profondes. L’incubation dure 1 à 2 semaines. Les larves et les adultes vivent en bancs parmi la végétation.
Il parvient à se reproduire même dans des conditions délicates et ses populations colonisent rapidement les sites dépeuplés. C’est une espèce très résistante à la pollution des eaux.
Caractéristiques : Présent partout en France, le gardon est certainement le poisson le plus commun des eaux calmes : vivant en bandes, il fréquente les eaux lentes ou stagnantes.
Pêche : Très recherché par les pêcheurs au coup, le gardon mord à l’asticot comme au ver de vase, au blé ou encore au chènevis mais sa pêche demande une certaine réflexion dès lors qu’il s’agit de rechercher la hauteur à laquelle se situent les poissons. Sa pêche est possible en toute saison. Il est méfiant. Il est nécessaire d’utiliser des lignes fines et bien équilibrées. Ajoutez de la chapelure rousse à vos amorces : le gardon semble apprécier cette couleur…
LE GOUJON

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le corps est allongé, cylindrique. La bouche large, garnie de deux barbillons* peut s’étirer en tube. La mâchoire supérieure porte 2 courts barbillons, la tête est longue, les yeux sont grands. Il y a de 40 à 42 écailles le long de la ligne latérale.
Couleur : dos bleu vert, les flancs plus clairs sont marqués de taches bleues et violettes plus ou moins nettes. Des bandes sombres ornent la dorsale et la caudale. La nageoire caudale et la nageoire anale sont ornées de tâches noires.
Taille : de 10 à 25 cm. Poids : max. 175 grs.
Nourriture : vers, crustacés, mollusques, insectes…
Reproduction : La reproduction s’effectue en mai-juin parmi les pierres et la végétation des eaux courantes. Le mâle arbore alors un tubercule nuptial sur la tête. Les oeufs (de 1000 à 3000 par femelle) incubent pendant 2 à 3 semaines.
Caractéristiques : Le goujon vit près des rives dans les cours d’eau rapides, il préfère les fonds de sable ou de gravier et semble fuir la vase ainsi que les eaux trop froides ou trop chaudes. On le trouve de plus en plus souvent dans des eaux calmes et riches en matières organiques y compris les lacs. Toujours en activité, il vit dans les endroits peu profonds en été, gagnant en hiver des fonds plus importants pour continuer à s’alimenter. On le rencontre partout en France, sauf en montagne même si autrefois abondant, il tend à se raréfier.
Pêche : Il se pêche au coup. Autrefois la base même de toute friture, il devient plus rare et reste un poisson intéressant à pêcher. Pêchez donc le goujon les pieds dans l’eau : du grand-père à la petite fille, toute la famille devrait y trouver son compte.
LA GREMILLE

Famille : Percidés
Aspect : La Grémille a un dos bombé, un front large, un corps fuselé et un museau mousse. L’opercule est terminé par une épine dure, le préopercule est finement dentelé. Il est rugueux au toucher. Le corps est souvent recouvert de mucus épais.
Couleur : Le dos et les flancs sont vert-gris parsemés de tâches noires ; les nageoires caudale et dorsale portent des macules sombres alignées.
Taille : 10 à 30 cm.
Nourriture : Carnivore, elle consomme des larves diverses.
Reproduction : La période de reproduction débute en Avril-mai, les ovules (40 000 à 100000 par femelle) sont pondus en rubans, près des rives, sur les pierres et la végétation. L’incubation dure de 10 à 12 jours.
Caractéristiques : La grémille vit généralement en bancs dans les eaux profondes des grands cours d’eau, des lacs, dans les eaux stagnantes ou lentes, à fond de sable ou de limon.
Pêche : Elle se capture sur des lignes destinées au gardon et au goujon. La grémille ne mord que sur des esches animales et se nourrit essentiellement au fond. Et parce que le pêcheur l’ignore souvent, elle n’hésite pas à se rappeler à lui, en mordant sur les lignes garnies d’un ver… et en emportant l’appât !
LE HOTU

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le Hotu est un poisson élancé, qui se caractérise par sa bouche rectiligne en position infère (chez l’adulte). Le museau est proéminent, la lèvre inférieure est cartilagineuse.
Couleur : La coloration du corps est homogène, gris-bleu et brillante. Les nageoires sont souvent orangées.
Taille : La taille est variable suivant les milieux, elle dépasse rarement 45 à 50 cm, pour une durée de vie de 15 ans environ dans les rivières françaises. Poids : 200 grs à 1,8 kgs.
Nourriture : Le hotu racle les algues fixées sur les pierres du fond grâce à sa lèvre inférieure. Au passage, il ingurgite larves et crustacés, voire œufs et alevins. L’augmentation des quantités de matières nutritives dans les eaux (eutrophisation) a favorisé le développement du hotu, mais dès que cette charge dépasse un certain seuil, il régresse, voire disparaît.
Reproduction : La reproduction a lieu au printemps, elle semble être déclenchée par des températures supérieurs à 8 à 9°C. La fécondité est voisine de 40 000 ovules par kilo de femelle. Les œufs sont déposés en masse sur le substrat sans aucune protection. La durée de l’incubation peut varier de 5 jours pour une température de 17°C à 23 jours pour une température de 10°C.
Caractéristiques : L’aire de dispersion du hotu, est limitée aux eaux vives et fraîches, au fond de petits galets et graviers. Il vit en bancs d’individus de même taille. Le hotu est très sensible au phénomène de pollution ce qui peut expliquer sa régression dans plusieurs régions où il avait eu tendance à se développer d’une façon explosive.
Pêche : Il se pêche au coup. C’est un poisson imprévisible et il difficile de prévoir s’il va mordre. La ligne doit être réglée pour que l’hameçon traîne au fond. Il mord parfois à la cuiller tournante de petite taille. On le pêchera aux esches animales ou végétales – l’appât traînant sur le fond – et grâce à un fil solide : sa défense vive ne laisse guère d’espoir sur une ligne trop fine.
LE ROTENGLE

Famille : Cyprinidés
Aspect : le rotengle ressemble au gardon dont il se distingue par un corps haut doté d’un dos bombé. La dorsale se situe nettement en arrière des pelviennes et la bouche, étroite et oblique, est dirigée vers le haut. Les écailles sont grandes.
Couleur : Le dos bombé est brun-vert, les flancs sont cuivrés, le ventre argenté. Les nageoires dorsale, anale, et pelviennes sont rouges. Ses yeux à reflets dorés le distingue du gardon.
Taille : de 15 à 45 cm. Poids : 300 grs à 1,8 kgs
Nourriture : A la différence du gardon, il se nourrit entre deux eaux et en surface.
Reproduction : La reproduction a lieu d’avril à juin parmi les pierres et la végétation qui borde le rivage. Les oeufs (90000 à 200 000 par femelle) incubent pendant 8 à 15 jours.
Caractéristiques : Les rotengles nagent souvent en bancs. Ils fréquentent les eaux lentes ou stagnantes, à fond boueux et constituent l’une des rares espèces colonisant la couche supérieure des plans d’eau. Ce qui rend sa présence intéressante. On le capturera comme le gardon.
Pêche : Il se pêche au coup à la ligne flottante, au Buldo en étang. Durant l’été, le rotengle se pêche bien à la mouche naturelle ou artificielle, posée délicatement sur la surface, au niveau de la queue. Le poisson se retourne lentement et capte la mouche. Voilà une pêche qui vous apprendra à maîtriser vos réflexes !
LA TANCHE

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le corps est trapu couvert de petites écailles, profondément incrustées dans l’épiderme, enduites d’un épais mucus. Deux barbillons garnissent la commissure des lèvres.
Couleur : dos vert brun prenant des reflets cuivrés sur les flancs et ventre blanc-jaunâtre.
Taille : de 20 à 65 cm Poids : 200/400 grs jusqu’à 4 kgs.
Nourriture : La tanche est un poisson omnivore dont l’alimentation se compose des organismes vivants dans le fond. Elle se nourrit de larves d’insectes, d’invertébrés, de vers, de crustacés, de divers mollusques…
Reproduction : la période de reproduction est située entre les mois de mai et de juillet. Les oeufs (250 000 à 800 000 par femelle), fixés à la végétation, incubent 5 à 8 jours selon la température. A l’éclosion, les alevins dotés d’un organe adhésif sur la tête se fixent sur les plantes jusqu’à la résorption du sac vitellin.
Caractéristiques : La tanche fréquente les cours d’eau lents les étangs peu profonds, à fond de vase et riches en végétation, qui constituent l’habitat typique de la tanche. Le plus souvent solitaire et discrète, elle entre en activité essentiellement à la tombée de la nuit. Elle s’envase durant la période froide pour réapparaître dès les premiers beaux jours.
Pêche : La tanche étant un poisson qui n’est pas active pendant la journée, les moments propices pour le capturer sont tôt le matin ou pendant le soir. Les techniques conseillées pour la pêche de la tanche sont nombreuses : pêche au coup, la pêche au flotteur, pêche à la bolognaise. La pêche à l’anglaise est également une technique efficace qui donne d’excellents résultats. En ce qui concerne les appâts, les plus fréquents sont les vers, les asticots et les larves. On peut également se servir des appâts convenant aux poissons blancs pour pêcher la tanche : mousses, algues, maïs, pâte, pain… Pour les postes à privilégier, la tanche a tendance à stationner près des lieux remplis de végétations.
LE VAIRON

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le corps est allongé, de forme cylindrique, couvert d’écailles minuscules. La tête est forte, terminée par une petite bouche horizontale. La ligne latérale est incomplète.
Couleur : le dos est gris-vert avec des raies transversales foncées, les flancs sont argentés, le ventre blanc.
Taille : de 7 à 14 cm.
Nourriture : Tout ce qui passe à sa portée et qui semble consommable l’intéresse. Le vairon se nourrit d’invertébrés benthiques et de végétaux.
Reproduction : La période de reproduction s’étend de mai à juillet. Le mâle prend alors une teinte plus sombre, un ventre rouge, et il se pare ainsi que la femelle de tubercules nuptiaux. Ils se reproduisent en bancs sur les pierres et les graviers ( 200 à 1 000 ovules par femelle). L’incubation dure 5 à 10 jours et la maturité est atteinte à l’âge de 2 à 3 ans.
Caractéristiques : Le vairon, espèce d’accompagnement de la truite, fréquente les cours d’eau et les eaux claires et fraiches, à fond graveleux. Vivant en bancs souvent compacts, le vairon fréquente les eaux claires et fraîches où il cohabite avec la truite.
Pêche : Il se pêche au coup très facilement. Cet effronté s’attaque à tout, y compris aux vers destinés à la truite.
Mais parfois, sans que l’on sache pourquoi, il refuse tout appât, même les plus tentants. Pêche d’enfant ou pêche familiale, le vairon se prend à la ligne légère. À noter : il constitue un appât très efficace pour la truite.
LA VANDOISE

Famille : Cyprinidés
Aspect : Le corps est allongé, élancé, terminé par une tête fine. Les lobes de la caudale sont pointus. Le bord de l’anale est concave. Les écailles sont grandes.
Couleur : Le dos est sombre à reflets vert-bleu, les flancs jaune-argenté, le ventre blanc. Les nageoires pelviennes et pectorales sont jaune-orangé.
Taille : de 15 à 30cm. Poids : 150 à 200 grs jusqu’à 1 kg.
Nourriture : Omnivore, elle consomme à la fois des végétaux et des invertébrés de petite taille.
Reproduction : La reproduction a lieu de mars à mai parmi les pierres et la végétation. Les mâles sont alors ornés de petits tubercules nuptiaux sur tout le corps. Les oeufs (15 000 à 30 000 par femelle) adhèrent au substrat.
Caractéristiques : La vandoise vit en bandes à mi-eau. La vandoise commune (Leuciscus leuciscus) se rencontre essentiellement dans les cours d’eau rapides à fond sablonneux ou graveleux.
Pêche : Elle se pêche au coup et à la mouche. Amusant à capturer pour sa vivacité et sa défense qui s’apparente à celle des salmonidés. Sa touche est très rapide et, conséquemment, les ratés nombreux. Attention : dès que le poisson pressentira le danger, il fuira rapide comme l’éclair… emmenant le banc avec lui !
1.2 Les carnassiers
LE BLACK BASS

Famille : Centrarchidés
Aspect : Le black-bass à grande bouche a une forme allongée et trapue. La nageoire dorsale est presque complètement séparée en deux parties distinctes.
La bouche est grande, la mâchoire supérieure dépasse le bord postérieur de l’œil. L’opercule est recouvert d’écailles, son bord libre se termine par une pointe molle.
Couleur : La coloration générale du corps est vert-bronze et ventre blanc. Une bande sombre s’étend le long des flancs vert-olive à reflets argentés.
Taille : de 20 à 80 cm (pour un poids de 300 à 500 g). Le black-bass dépasse rarement 50 cm pour un poids de 2 kg.
Nourriture : Le régime alimentaire, après un stade zooplanctonophage devient strictement carnassier et ichtyophage, avec une prédilection pour les petits poissons.
Reproduction : La reproduction a lieu au printemps lorsque la température de l’eau atteint environ 15 à18°C. La fécondation et l’incubation des oeufs se déroulent sur un nid préparé par un des parents (le mâle), et qui en assure seul une protection farouche. Cette période de protection s’étend encore pendant 2 à 3 semaines après l’éclosion. La fécondité est moyenne (de 4000 à plus de 10000 ovules par kg de femelle). La période d’incubation est variable suivant la température
Caractéristiques : Il fréquente les milieux aquatiques de plaine, riches en végétation. Le black-bass affectionne les eaux lentes ou stagnantes, chaudes en été et tempérées en hiver. La croissance est plus ou moins rapide suivant les conditions thermiques, elle peut être très importante dès la première année.
Pêche : Il se pêche avec des leurres de toutes sortes au lancer comme à la mouche. Il s’alimente surtout en surface ou à faible profondeur. Le black-bass chasse à l’affût. Si il est en activité du printemps à l’automne, c’est surtout en été qu’il est le plus mordant. Très agressif il reste toujours méfiant, lunatique comme tout carnassier. Il est célèbre pour sa défense.
LE BROCHET

Famille : Esocidés
Aspect : Le corps est très allongé, tête fendue d’une bouche très large (en forme de bec de canard), armée de 700 dents. La dorsale du brochet – placée au niveau de l’anale – lui permet des démarrages soudains et violents.
Couleur : Le dos est brun-vert, les flancs plus clairs possèdent des bandes transversales, et le ventre est blanc-jaune. Les nageoires portent des macules sombres. Les jeunes ont souvent une teinte vert-pâle.
Taille : Taille : de 50 à 150 cm. Les sujets dépassant le mètre et pesant de 10 à 20 kg ne sont pas rares.
Reproduction : La reproduction se déroule de février à mai, les ovules (30000 à 60000 par femelle) sont pondus en eau peu profonde parmi la végétation ou dans l’herbe des prairies inondées.
L’incubation dure de 2 à 4 semaines. Les alevins possèdent pendant 2 à 3 semaines un organe adhésif sur la tête qui leur permet de se fixer à la végétation. La maturité est atteinte généralement à l’âge de 3 à 4 ans.
Caractéristiques : Ce redoutable prédateur présent partout en France affectionne les eaux claires à fond graveleux et aux berges riches en végétation. Il vit en étang, dans les fleuves et les canaux où il joue un rôle primordial dans la chaîne alimentaire. Solitaire, il se poste souvent en bordure d’obstacle pour chasser à l’affût. Bien que le brochet soit présent sur l’ensemble du territoire, la disparition plus ou moins complète de ses zones de reproduction (zones inondables, prairies humides…) mettent en danger la survie de l’espèce.
Le brochet est susceptible de bénéficier de mesures de protection prise dans le cadre d’un arrêté de biotope (arrêté du 8/12/88).
Pêche : L’hiver est une période de choix pour la recherche du brochet et les meilleurs postes se situent toujours près d’obstacles. La pêche au lancer permet de prendre des brochets de toutes tailles, à la cuiller, au poisson-mort, au poisson-nageur ou au leurre souple. La récupération doit être lente et coupée de nombreux relâchers : là, sera la clé de votre succès… La pêche au vif est certainement la plus répandue mais ce carnassier célèbre peut-être également capturé au “poisson mort manié”, au lancer et à la mouche (streamer)
LA PERCHE

Famille : Percidés
Aspect : Le corps est haut rugueux doté d’une première dorsale épineuse.
Couleur : En général le mâle a des couleurs plus vives. La perche se reconnaît aisément aux bandes noires qui strient ses flancs. Ses nageoires pelviennes, anales et caudales sont rouges.
Taille : Taille : de 20 à 50 cm. Poids : 200/300 grs jusqu’à 4,8 kgs. Dans certains plans d’eau, les perches demeurent de petite taille : c’est la conséquence de la surpopulation et non l’effet d’un nanisme héréditaire. Ajoutez des brochets au plan d’eau et les perches naines disparaîtront !
Nourriture : Les perches recherchent, en bandes organisées, des proies de diverses tailles : invertébrés, alevins et poissons.
Reproduction : La fraie à lieu d’avril à juin, les ovules (1,5 à 2 mm) sont déposés en longs rubans gélatineux dans la végétation des eaux peu profondes. L’incubation dure de 15 à 20 jours. Les jeunes vivent en bancs alors que les adultes sont plutôt solitaires.
Caractéristiques : La perche fréquente les eaux calmes (rivières à courant lent, étangs et lacs) de toute la France. Les jeunes vivent en bancs denses, les gros sujets étant quant à eux souvent solitaires. La perche est autochtone dans le nord de la France.
Pêche : C’est l’un des poissons les plus recherchés en eau douce. La perche commune se pêche au coup et au lancer. Il est fréquent de réaliser des captures groupées du fait qu’elle vit en bancs. Elle mord également bien à la mouche (petits streamers verts, noirs et oranges). Vorace, la perche s’intéresse à tout ce qui est en mouvement et la clé du succès résidera dans l’animation de l’appât. Utilisez des vers et de petits vifs en automne ou en hiver. À noter : la couleur rouge semble attirer les perches qui se situent souvent à proximité des obstacles.
LE SANDRE

Famille : Percidés
Aspect : Le corps est élancé et la tête allongée. La bouche est assez largement fendue et présente une dentition fortement développée, comprenant six “canines”. Les deux nageoires dorsales sont séparées par un faible espace, elles présentent des taches noires en bandes horizontales. Il est rugueux au toucher.
Couleur : La coloration générale du corps est gris verdâtre pour la partie dorsale, avec des bandes verticales foncées. Le ventre est blanc.
Taille : 30/60 cm ; rare : 1,30 m Poids : jusqu’à 15 kgs.
Nourriture : Les adultes mangent principalement des poissons qu’ils chassent en bancs parfois denses et très mobiles. Ils ne dédaignent pas vers et larves diverses. Le régime alimentaire est essentiellement ichtyophage, la taille des proies ingérées est limitée par la relative étroitesse de l’œsophage.
Reproduction : Sa reproduction a lieu du mois d’avril au mois de juin, lorsque la température de l’eau est voisine de 15°C. La ponte a lieu sur un nid, protégé pendant la période d’incubation (10 à 15 jours), par le mâle. La fécondité est élevée (environ 200 000 ovules par kilo de femelle).
Caractéristiques : Originaire d’Europe centrale et actuellement présent dans toute la France, le sandre se plaît dans les eaux calmes, lentes, tempérées et vastes (lacs, étangs et réservoirs).. S’il a une activité essentiellement crépusculaire, il peut également chasser en pleine journée.
Pêche : Du fait de la raréfaction du brochet, il devient un carnassier de plus en plus recherché. Mais les techniques de pêche du sandre ne sont pas équivalentes à celles employées pour le brochet. Il préfère des vifs de petites tailles et il mord aux poissons morts reposant sur le fond. Il ne coupe pas le nylon avec sa dentition et permet l’usage de lignes sans avançons d’acier. Défense peu vigoureuse. Le sandre se pêche le plus souvent avec de petits vifs à proximité du fond mais mord également au mort manié, à la tirette et aux leurres souples. À noter : ce poisson s’avère souvent lunatique en été, quand les eaux sont chaudes…
LE SILURE

Famille : Siluridés
Aspect : Le corps est allongé, trapu dans sa partie antérieure et aplati latéralement au niveau de la queue. Sa peau nue lui donne un aspect gluant. La bouche largement fendue est garnie de six barbillons* dont deux sont longs. Très longue, la nageoire anale atteint la caudale. En comparaison, la dorsale semble ridiculement petite. Le premier rayon des pectorales est très dur. L’œil est très petit.
Couleur : La peau est nue, la coloration est assez variable souvent brun marbré sur le dos et les flancs. Le ventre est souvent plus clair.
Taille : ils atteignent 2 m et 50 kg mais en Europe orientale les sujets de plus d’un quintal ne sont pas rares !
Nourriture : Carnivore, le silure préfère les eaux calmes et profondes où il attaque par le fond, poissons, écrevisses et autres animaux, happant en surface, rongeurs, grenouilles et oiseaux aquatiques. Son régime alimentaire est donc de type omnivore (écrevisse, batracien, poisson, oiseau, petit mammifère) et souvent benthophage.
Reproduction : Sa reproduction se déroule du mois de mai au mois de juin lorsque la température de l’eau est proche de 20°C. La ponte a lieu dans un nid ouvert situé près des berges, souvent dans les racines des arbres rivulaires. Le nid est protégé pendant toute la période d’incubation par le mâle, qui abandonne sa protection lorsque les alevins nagent depuis environ 48 heures. La fécondité est relativement peu élevée (voisine de 30000 ovules par kilo de femelle).
Caractéristiques : Le silure glane est le plus grand des carnassiers d’eau douce en France.
Pêche : Elle attire de plus en plus de pratiquants tout en restant une affaire de spécialistes, tant les techniques et le matériel utilisés sont spécifiques. Les cannes sont puissantes et équipées de gros moulinets à tambour fixe avec du nylon 50/100 à 60/100 ou de tresses. Le silure est généralement pêché d’une barque avec du vif de belle taille, au paquet de vers, à la grande cuiller ondulante ou aux leurres souples géants. Le silure se tient dans des zones profondes et calmes en automne et en hiver et sur des zones plus courantes avec des herbiers le reste de l’année. Le combat est généralement très long (1 h).
1.3 Les salmonides
LA TRUITE ARC EN CIEL

Famille : Salmonidés
Aspect : La truite arc-en-ciel a un corps fusiforme, pareil à celui des autres salmonidés. La tête est relativement petite, la bouche est peu fendue, le maxillaire ne dépassant pas le bord extérieur de l’œil.
Couleur : La coloration générale, varie selon les races et le milieu de vie : dos vert-gris, ventre blanc. Le corps présente sur les flancs une bande irisée caractéristique. Les nageoires dorsale et anale présentent des ponctuations noires absentes chez la truite commune.
Taille : Elle est variable suivant le cycle biologique. Les formes migratrices lacustres ou marines peuvent atteindre des tailles voisines de 80 cm. Les formes sédentaires sont plus petites.
Reproduction : Elle ne se reproduit qu’exceptionnellement en France et ne demeure dans nos eaux que grâce à des introductions régulières. Dans son pays d’origine la reproduction est plus tardive que celle de la truite commune (température de 10 à 15°C).
Caractéristiques : L’arc-en-ciel originaire d’Amérique du Nord supporte des eaux moins fraîches que la fario. La biologie de cette espèce a été particulièrement étudiée, compte tenu de l’importance économique qu’elle représente (salmoniculture). Cependant son écologie reste encore peu connue dans notre pays. Les facteurs qui déclenchent le phénomène migratoire à l’intérieur d’une population ne sont également pas connus.
Pêche : Pour votre prochaine sortie, adoptez ces quelques conseils pour la pêche à la truite arc-en-ciel. Vous devez utiliser la bonne ligne et le bon hameçon. Si vous choisissez une tige de puissance moyenne, vous ne sentirez pas le poisson se débattre. Vous aurez un peu plus de difficulté en utilisant une ligne légère ou ultralégère mais votre expérience de pêche sera plus attrayante. Quant aux lignes plus épaisses, elles peuvent éloigner les poissons de l’appât. Une canne à pêche légère fera l’affaire. Pour la truite arc-en-ciel, vous pouvez utiliser une multitude de leurres comme les cuillères, les cuillères tournantes et les jigs. Il est conseillé d’en apporter plusieurs sortes dans le cas où l’un d’entre eux ne marche pas. En ce qui concerne les appâts, vous pouvez utiliser les poissons-appâts en pâte coloré à façonner sur l’hameçon ou bien les appâts standards naturels comme les vers et les lombrics. Essayez également la pêche à la mouche pour une meilleure expérience de pêche à la truite arc-en-ciel. Poisson typique d’élevage, la truite arc-en-ciel se montre moins méfiante que l’espèce commune.
LA TRUITE FARIO

Famille : Salmonidés
Aspect : La truite est une espèce très polymorphe dont les variations accompagnent souvent les changements d’habitats qu’est susceptible d’accomplir cette espèce.
Le corps est fusiforme et élancé, la tête est relativement grosse et la bouche est largement fendue, le maxillaire supérieur dépassant nettement le bord postérieur de l’œil. Les mâchoires sont armées d’une rangée de dents coniques.
Couleur : La coloration de la robe et le patron des ponctuations varient avec l’âge et le milieu de vie des individus et varient fortement selon les régions. Généralement, dos brun-jaune s’éclaircissant sur les flancs marqués de points bruns et rouges (ces derniers sont parfois absents ou cerclés de blanc). Le ventre est blanc ou jaune. Sa robe est d’argent ou d’or, rehaussée de rubis et de saphirs !
Taille : Elle est variable suivant le cycle biologique, les formes sédentaires étant plus petites (30 à 40 cm), les formes migratrices pouvant atteindre 1 mètre.
Nourriture : Carnassière, elle consomme des invertébrés (crustacés, mollusques, larves d’insectes) ainsi que les petits poissons (chabot, loche, vairon) qui l’accompagnent.
Reproduction : Entre novembre et janvier, au terme de migrations parfois importantes, les adultes rejoignent leurs sites de ponte (parties peu profondes, à fond de graviers et à courant rapide). La femelle y creuse une cuvette allongée dans laquelle elle émettra ses ovules. Après la fécondation, la mère recouvre sa ponte de graviers. La biologie de la truite rappelle par de nombreux aspects celle du saumon (comportement de ponte, occupation du territoire, migration…)
Caractéristiques : La truite de rivière se cantonne dans les eaux froides et courantes de la partie supérieure des rivières. Solitaire, elle vit dans sa cache, partout où le courant est amorti : proximité d’un herbier, amont ou aval d’un bloc de pierres, sous une berge creuse… En plaine le facteur le plus limitant de sa répartition est la température plus que la qualité des eaux (espèce d’eau fraîche).Le seul animal capable de rassembler, un matin de mars, plus d’un million de Français au bord des rivières. C’est elle, madame la Truite !
Pêche : Pour la pêche des truites Fario, il faut chercher des zones où il y a des courants d’eau ; comme derrières des gros obstacles, dans des confluences ou dans des trous.
3. L'Anguille
L'ANGUILLE

Famille : Anguillidés
Aspect : Caractérisée par un corps serpentiforme et cylindrique, sa peau épaisse est recouverte d’un mucus abondant, et de petites écailles incrustées. Ses nageoires pectorales sont faiblement développées et ses nageoires dorsale, anale et caudale fusionnent.
Couleur : Transparente au stade de larve, elle devient brune avec le ventre jaune au stade adulte, puis argentée avant la migration vers la mer.
Taille : les plus gros sujets – généralement des femelles – atteignent jusqu’à 1,50 m alors que les mâles demeurent d’une longueur inférieure à 50 cm. Taille maximale connue : 142 cm pour 6,6 kg
Nourriture : En eau douce l’anguille est carnassière et se nourrit de vers, larves diverses, petits poissons, oeufs et alevins.
Reproduction : C’est l’une des plus impressionnantes prouesses du règne animal. Afin de se reproduire, l’anguille européenne entame une migration marathon qui la mène jusqu’en mer des Sargasses, de l’autre côté de l’océan Atlantique, au nord-est des Antilles. Soit, depuis les rivières et les eaux saumâtres du Vieux continent, un périple à la nage de plus de 5000 à 7000 km !
Caractéristiques : L’anguille fait partie des grands migrateurs. L’anguille poursuit sa croissance en eau douce durant 5 à 15 ans. Les anguilles ont une activité essentiellement crépusculaire ou nocturne. De nature nocturne, l’anguille est une habitante de l’ombre qui passe la majorité de la journée à l’abri de la lumière, tapie sous la vase ou sur le substrat. Elle demeure ainsi discrète et immobile pour s’activer la nuit et partir en quête de nourriture. L’anguille est classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge IUCN.
Pêche : c’est à partir du mois d’avril et jusqu’à septembre que l’anguille se trouve en abondance. Si la pêche traditionnelle en plombée donne d’excellents résultats, celles au feeder, à la vermée ou encore au flotteur font également leurs preuves. Néanmoins, l’anguille fait partie des espèces menacées d’extinction. Sa pêche est donc extrêmement réglementée. Pour qu’il n’y ait pas anguille sous roche, pensez à vous renseigner avant de partir en quête de ce poisson phénoménal.
2. Les écrevisses
L'ÉCREVISSE AMÉRICAINE

Famille : Crustacés
Aspect : De la famille des crustacés, les écrevisses possèdent un corps entièrement recouvert d’une carapace dure dotée de nombreuses articulations. Les pinces sont lisses.
Couleur : Sa carapace est brun foncé et les segments de l’abdomen sont marqués de taches brunes.
Taille : Cette écrevisse très fréquente n’atteint pas une taille importante (7 à 10 cm)
Nourriture : La petite américaine se nourrit plutôt en journée de végétaux, mollusques, larves d’insectes.
Reproduction : Sous l’abdomen formé de six segments articulés se situent les pattes qui, chez la femelle, portent les oeufs. Chez le mâle, les deux premières paires sont transformées en organe copulateur. En octobre la femelle ponds ses oeufs. … Les oeufs sont agglutinés fixés sous son abdomen. Elle les porte six mois nécessaires à l’incubation. Au printemps , les écrevisses reprennent leur vie active et c’est alors qu’on peut voir les femelles porter les oeufs. 400 à 600 œufs par femelle ; maturité sexuelle précoce à 1 ou 2 ans.
Caractéristiques : Introduite en Europe en 1890, cette espèce n’a cessé de s’étendre dans tous les réseaux hydrographiques. Elle se reproduit souvent deux fois en été. Résistante, elle supporte des eaux chaudes et calmes. Elle vit dans les fleuves, les canaux, les étangs. Lors de sa croissance, l’écrevisse mue : elle sort de sa carapace et en forme une nouvelle plus grande. Durant la première année, elle mue environ 8 fois, 4 fois durant la deuxième et ensuite une ou deux fois par an. Lorsqu’elle quitte sa carapace, l’écrevisse très affaiblie est molle et durant les deux jours qui suivent, elle est très vulnérable. Longévité : 4 ans
Pêche : La meilleure période s’étend de juin à octobre. Les écrevisses se pêchent à la balance (filet rond) amorcé avec un morceau de viande (la pâtée pour chien est excellente) ou des pommes de terre (pommes dauphines congelées). On pose les balances (6 maximum) et on les relève toutes les 10 minutes.
Attention : les écrevisses américaines ne doivent pas être remises à l’eau. Pour les tuer, il suffit de leur ôter le telson, partie centrale de la queue reliée à l’intestin.
L'ÉCREVISSE AUX PATTES BLANCHES

Famille : Crustacés
Aspect : De la famille des crustacés, les écrevisses aux pattes blanches possèdent un corps entièrement recouvert d’une carapace dure dotée de nombreuses articulations. Les pinces sont rugueuses.
Couleur : Elle se reconnaît à sa coloration brun-vert uniforme et à la couleur blanche (d’où son nom) de la face inférieure des pinces.
Taille : 12 cm maximum
Nourriture : se nourrit la nuit, surtout d’insectes aquatiques.
Reproduction : Reproduction : maturité tardive, vers 3 à 5 ans ; moins de 90 œufs par femelle
Caractéristiques : C’est l’écrevisse de nos ruisseaux peu profonds, non pollués et bien oxygénés de plaine et de montagne, entre les pierres ou sous les berges., où elle accompagne souvent la truite. Bien que présente dans de nombreux endroits, cette espèce est protégée par une réglementation sévère de sa pêche. Longévité : 12 ans
Pêche : Une espèce sensible à la qualité de l’eau et à la destruction des habitats. A ce titre, sa pêche est donc interdite mais cette espèce est aussi protégée sur le territoire Français :
θ l’arrêté ministériel du 21 juillet 1983 interdit d’altérer et de dégrader sciemment les milieux particuliers aux espèces Astacus astacus et Austropotamobius pallipes.
θ Ainsi des Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope peuvent être pris afin de contrôler les usages de l’eau et les actions pouvant nuire à ces espèces et d’intégrer la protection de ces espèces à la politique locale de gestion des milieux aquatiques et de la ressource en eau.
L'ÉCREVISSE DE LOUISIANE

Famille : Crustacés
Aspect : Rostre à bord convergents, sillons très rapprochés, nombreuses aspérités sur le thorax et les pinces.
Couleur : écrevisse de couleur rouge vif marbrée de bleu.
Taille : 10 cm moyenne, 15 cm maximum
Nourriture : L’écrevisse de Louisiane se nourrit d’insectes, écrevisses, mollusques, poissons (œufs et alevins)
Reproduction : 600 à 700 œufs par femelle; espèce très prolifique pouvant avoir 2 génération par an.
Caractéristiques : Originaire des marais de Louisiane aux Etats-Unis, elle est arrivée vers 1970 en Europe et en France. Cette espèce est capable de résister à des conditions extrêmes de température (plus de 30°C), de manque d’oxygène (elle survit en milieu quasi-anoxique) et de pollution intense. On la retrouve dans les plan d’eau, fossé, marais, grand fleuve lent; vit à l’intérieur de terriers creusé dans les berges.
Pêche : La meilleure période s’étend de juin à octobre. La pêche des écrevisses rouges de Louisiane est autorisée toute l’année.
L'ÉCREVISSE "SIGNAL" DE CALIFORNIE

Famille : Crustacés
Aspect : Pince avec tache bleuté ou blanches, rouge sous le dessous, céphalothorax et pinces lisses .
Couleur : De marron foncé jusqu’à noir.
Taille : Ecrevisse massive et impressionnante par sa taille, jusqu’à 14 cm.
Nourriture : Elle se nourrit de tout ce qui se présente, y compris d’autres écrevisses et des poissons (œufs et alevins).
Reproduction : 200 à 400 œufs par femelle ; maturité sexuelle précoce à 2 ans.
Caractéristiques : Originaire de la côte ouest des Etats-Unis, elle apparait en France à la fin des années 70 (introduction sauvage). Présente plutôt en ruisseau, elle supporte la vie en grande rivière et en étang. Longévité : jusqu’à 20 ans
Pêche : La meilleure période s’étend de juin à octobre.
